Les frais d’organisation de la campagne électorale

Mis à jour le

La réussite électorale implique de réunir un minimum de moyens sans lesquels les électeurs ne connaîtraient guère que les noms des candidats en lice. Le réalisme commande de dire que toute élection a un coût, d’abord pour le candidat, mais aussi pour la collectivité.

Ce point délicat touche à de grands principes (l’égalité entre candidats, leur indépendance…) mais il peut susciter la suspicion : tant d’affaires d’argent ont éclaboussé le monde politique que les électeurs – contribuables suspectent toutes sortes de dérives…

En plus de ce que les candidats paient à titre personnel, le coût des élections politiques est supporté par l’État (lequel rembourse aux candidats et aux communes, sous certaines conditions, une partie des frais de campagne) et par les communes, qui supportent malgré tout une fraction des frais d’organisation matérielle des élections.

La charge pour l’État. « Les dépenses résultant des assemblées électorales tenues dans les communes sont à la charge de l’État »1 : si le principe est clairement posé, la réalité est un peu différente. 1 – Si l’on prend l’exemple des municipales de 2020, le budget prévisionnel pour l’État représentait un montant de 132,4 M€ destinés aux financements suivants : les indemnités pour travaux supplémentaires correspondant aux dépenses de personnel pour les soirées électorales ; les frais de la commission de propagande qui recouvrent les indemnités de mise sous pli versées aux personnels…
Pour lire la suite du contenu, testez gratuitement pendant 15 jours
Déjà abonné ?
Pour acceder à ces contenus, merci de vous connecter.